Archive for octobre, 2010

octobre 7, 2010

Zabou et le Maréchal Putain.

Seule en scène, elle anime avec réalisme sa compagnie des spectres.

Les spectres sont ces morts qui nous envahissent par leurs présences, réincarnés ou non, ils rendent le deuil impossible, ligotants les vivants dans le marasme de leurs souvenirs. Morts ou vivants, elle les incarne, leurs offre une humanité, un physique.

On les voit ses spectres, d’abord bien vivant sous les traits d’un huissier qui sert d’alibi au récit de la vie de cette fille emprisonnée par la folie de sa mère. Elle même, emmurée dans son passé, emmurée depuis le 13 mars 1943, jour du meurtre impuni de son frère par des miliciens pétinistes.  Zabou est la fille. Elle vit et prend en charge sa mère, revit avec elle chaque jour, le souvenir de son enfance, son oncle et  sa grand-mère sous l’occupation. Place au passé. Place aux morts qui habitent sa vie. La France du Maréchal Pétain, la France aux français, le rationnement, les dénonciations, la terreur, travail, famille, patrie qui a justement brisé sa famille. Et le Maréchal Pétain reste alors pour la vieille le Maréchal Putain. En calque, cet oncle, ce frère, ce fils, tué cruellement trop jeune, spectre phare de ces femmes, les immobilisant alors dans leur sombre passé.

Une histoire de famille profonde, noire, à laquelle elle donne un style enlevé, un rythme effréné de marche militaire. Jamais pathétique mais vraiment dans l’émotion, elle gagne le pari du monologue réussi où le spectateur s’évade et plonge dans le récit de ces trois générations de femme. D’une posture elle incarne. D’un déplacement on remonte le fil du temps. Un va-et-vient qui sans cesse nous emporte. Mise en valeur par une scénographie très esthétique, les éclairages, délicatement, donnent le ton, colorent l’atmosphère. Un décor en mouvement, et les mouvements d’une actrice qui incarne aussi bien la folie sénile, la froideur juridique que la turlute patriotique. La beauté des tableaux qui servent un texte parfaitement maitrisé, à la fois cru sans être vulgaire, toujours dosé avec efficacité.

Une belle pièce. Un beau conte. Une performance bluffante.

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octobre 3, 2010

Le premier jour du reste de sa vie.


Un jour il a su qu’il ne serait plu.
Un pola par jour pour écrire le reste de son histoire.
Plus de 6 300 instantanés pour ne pas oublier.
18ans où il a continué à avancer, où les instants ont compté bien plus que ce moment où il ne sera plus vivant.
Une démarche à méditer…

http://photooftheday.hughcrawford.com/

octobre 2, 2010

Renault, où la fibre familial…

Dernier épisode des wedding stories… L’automne approche, à la rentrée on bat le pavé, pour cet hiver, place au mystère!

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