Archive for novembre, 2010

novembre 23, 2010

Cher Père Noël,

L’odeur revenue des clémentines, les 3 à 7°C qui enveloppe l’atmosphère, et la dizaine de catalogues qui s’invitent chaque jour dans ma boite aux lettres signent l’heure de ton retour. TADAM! C’est Noëeeel!!!!!!!!!!!!!!

Je passe sur les politesses d’usages parce que, quand on bénéficie comme toi, d’une convention sociale qui te fait bosser 2 mois sur 12, on te sait forcément reposé et sur-motivé pour nous gâter! Certes, pour toi pas de retraite (encore moins de réforme), mais rassures toi, pour nous non plus.

Ainsi, cette année j’ai été, comme il se doit pour toute parisienne qui se respecte, sage, courtoise, gentille, généreuse, amicale, souriante, douce et facile. Ces derniers mois ont donc nourri de nombreux caprices besoins primordiaux pour subsister ici, à Paris.
Voici donc quelques idées au cas où tu en aurai manqué:

-Un (jolie) caddie. Une ou trois roues, je suis facilement satisfaite.
-Une machine à coudre. Idée à conjuguée avec (par exemple) des tissus au mètre IKEA, un livre qui donne des idées et moultitudes d’explications pas compliquées.
-Un livre de jardinage pour plantes d’interieur et de balcons, mais aussi en vue de semi printannier: savoir comment et quand planter bulbes et petites graines.
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Je laisse de la place pour les idées qui ne viennent pas encore. Sans vouloir te mettre la pression, moi, je suis quasi-prête. Si tu veux on peut faire noël demain. Bien à toi, et pour très longtemps…
Mumu.

novembre 17, 2010

La sortie à ne pas faire.


Moins grave, mais très gênante,il y a, dans le genre, la remarque anodine faite à une copine. « Sympa ce torchon ». Celle qui peut se révéler être une bombe dans votre relation. « Merci, mais c’est mon écharpe ».
Où bien, on a la sortie à ne pas faire, celle qui coûte 30€ les 75min d’ennui.
Moins grave, mais très pénible aussi quand ce samedi soir à 21h, on se rend compte qu’on aurai préfèrer être ailleurs, à boire des coups à la santé du patron.

Cette fois, c’était « Les amis du placard » ma sortie à ne pas faire. Mon initiative culturelle divertissante ratée. Alléchée par le couple Bénureau/Bohringer (la fille) en tête d’affiche, on argumente les 30€. Patientant au guichet, me voilà même enthousiasmée par Pierre Richard qui sort par l’entrée des artistes. Le voir bavardant tranquillement, le ventre en avant (la bière?), la représentation achevée de sa « franchise postale » jouée par lui-même et lui-seul en 1ere partie de soirée, me sur-motive pour le second spectacle du théâtre de la Pépinière. Jean-François Derrec fait la queue avec nous, normal.

« Les amis du Placard » débute très fort, rythmé, cynique. Émerge une vision satirique de l’esclavage social moderne, à l’heure de la cyber-amitié des réseaux sociaux et de la solitude de ses utilisateurs autistiques et égoïstes. Se présente sur scène un couple sinistre qui s’achète des amis qui leur doivent fidélité, adoration et allégeance. Un autre qui se vend à leurs disponibilité pour sortir de la misère, pour s’éviter la rue. Humour noir, satire sociale, césure de rythme comme des aparté pour mieux nous emmener. Ou pas. En lieu et place d’une réflexion par contre-exemple, se succèdent un tas de situations sans saveurs, sans finesses et sans cadences. Alors, on s’ennuie. Ferme. Ça peut plaire à certains. Pas à moi. Ni à mes amis (fidélité et gratuité labellisée les concernant, je précise).

Plus tard, au comptoir du patron, on se dira qu’il faut bien voir des pièces telles que celle-là pour être certains d’en préférer d’autres…

novembre 9, 2010

Alina,

Une voix. Pas un coffre, juste une voix. Presque métallique, elle emplis l’espace pour donner du corps à ses chansons avec le talent de se suffire à elle-même. Les notes de son piano à queue ne sont là que pour la colorier un peu, pas trop, juste ce qu’il faut. Hier, le mur en pierre du fond de scène du Café de la Danse offrait encore plus de pureté à cette artiste complètement à l’est. Alina, c’est une voix… à laquelle il manque cependant une présence. Sa petite robe rouge, ses cheveux bouclés qui ont tant poussé depuis le shoot de la jaquette de son album, ne suffisent pas à créer un lien avec les spectateurs. La lituanienne à l’anglais approximatif et à la timidité exacerbée nous laisse seule l’écouter, enchaine les morceaux ne réussissant pas à nous les expliquer. On lui en veut de ne pas nous inviter dans son univers, nous laissant admirer ses émotions sans nous permettre de la rejoindre pleinement. C’est dommage parce que c’est si beau…

novembre 7, 2010

Se retrouver.

Parfois, on préfère sa solitude bornée aux phrases qui font mal, à cet avis qu’on ne voulait pas entendre. Parfois aussi, on laisse couler les silences pour ne pas avoir à se justifier. Parfois encore, on se dit que c’est la vie, qu’on ne garde pas toujours ses amis tout au long de celle-ci. Et puis cette vie, quand elle joue sa truie, nous ramène auprès de ceux qu’on aime. Une vanne, un regard, une bière tendue comme un accord de paix. Notre coalition reformée grâce à notre ciment toujours aussi constant. Notre suisse, neutre et bienveillant, qui a eu la patience et l’intelligence d’attendre le bon moment pour nous re-présenter. Alors, de nouveau le sentiment serein de savoir qu’ils sont là, ces deux idiots avec lesquels nous formons la conjuration des imbéciles… pour le meilleur et pour le pire…jusqu’à ce que la mort nous sépare…

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