Archive for ‘mon nombril’

janvier 11, 2011

Joy the World


Déjà, il y a quelques jours, Thierry, inconnu du réel, m’offrait le plus doux des commentaires sur la finesse de mon écriture et la sagesse de mes pensées. J’ai failli appeler Mémé pour lui raconter. Thierry aime me lire sans que je le paie, sans avoir vu mes miches ni goûter ma soupe lardons-pois cassés. Sachant qu’il n’y a que mes parents pour perdre leur temps sur mes post, j’ai bien cru défaillir en modérant ce bienveillant commentaire (pour accepter un com, ils disent « modérer » sur wordpress. Bloguer, c’est technique.)

Et voilà qu’on me propose de linker (=aimer) Body Shop sur Facebook, de le relayer ici-même pour peut-être voir un jour des échantillons apparaitre dans ma boite aux lettres. La vrai, celle au rez-de-chaussé, avec mon nom dessus et sa clef sur mon trousseau. Trop la chance! En 48h je vois la blogosphère qui s’offre à moi. Je deviendrai une blogueuse d’influence et je présenterai des cartons blanc bordés d’or comme accès aux soirées privée. Trop la chance!

Sauf que pour le moment, de Body Shop, je n’utilise que le nettoyant visage. Celui qui est rose, qui mousse et qui sent bon, celui qui me protège l’épiderme en me le rendant comme neuf. Celui que j’achète depuis des années, avec mes sous, et parfois des réducs. C’est même pas moi qui l’ai découvert. C’est Flo, ma copine qui a toujours un teint de fleur fraiche qui l’utilisait et que j’ai copié. Juste parce que moi je n’arrive jamais à conserver cette mine plus de 2h après la toilette. Elle, elle y arrive parfaitement. Alors, si Body Shop veut que j’essaie tout ses produits gratuitement, et au long cours, juste avec l’engagement moral de le relayer, moi je veux bien. Mais vous êtes prévenu: je ne connais personne, mon seul fan semble être un homme, et sur moi, tout fout le camp, rien ne tient.

Sur ce, je retourne me faire les points noirs.

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décembre 20, 2010

Up and Down de Mille 10.


Tout le monde est/part/attend les vacances précédant la nouvelle année. Fautes de bonnes résolutions, voici déjà un bilan tout en Up and Down.

Up: ma nouvelle adresse. Au 7ème du numéro 20 avec 3 adorables idiots. ça multiplie le bonheur au quotidien.

Down: l’argent que je n’ai pas économisé, qui a filé et fondu plus vite que la neige des trottoirs parisiens.

Up: la wedding storie qui a occuper les 2/3 de l’année. Koh Lanta, vidéo et grand moments avant, pendant et après ce qui restera pour eux le plus beau jour de leurs vies.

Down: les kilos sous forme de gras-du-bide que j’ai réussi à faire fructifier bien plus vite que mon compte épargne. Comme la neige, ils tiennent bien ceux-là!

Up: un nouveau verbe: Assassiner. Que je ne conjugue que le dimanche soir, plus, se serait de l’alcoolisme. A ce rythme, ça reste une festive habitude qui a le mérite de me faire efficacement relativiser. Le cheese de l’Assassin clôture les bonnes comme les mauvaises semaines. Du même coup, il a remplacé le cafard du dimanche soir.

Up and Down: la Salpé. Tout dépend si mes 12h ont accompagné la vie ou la mort. Globalement Up, mais trop souvent Down pour que ça reste le taf de ma vie. La faucheuse ne restera pas ma meilleure amie. Trop malsaine.

Big up: un monstre à la vivacité d’un bulldozer. 4 verres, 2 assiettes et 1 saladier brisés sans scène de ménage. Je suis amoureuse.

Down: (avec du Up subliminal) la SNCF qui gagne une fortune en jouant sur ma corde sensible. Je ne peut pas jouer l’économie quand on passe à table au Gage. Des aller-retour ferroviaires pour photographier une Bibaloutte qui ne m’attend pas pour grandir, apprend plus vite que son ombre et pour laquelle je serai has been avant même d’avoir des cheveux blancs. Elle est craquante.

Bilan du match: UP! UP! UP!
Une sacrée année qui s’est écoulée mine de rien et riche de tout. Même pas peur de Mille 11!

décembre 16, 2010

Balayage.

Quand le temps vire à la neige et le teint prend le même ton, qu’il est bon d’aller faire une bonne tonte coupe.

J’aimerai, s’il vous plaît, la même chose que cette serpillière sur ma tête, en plus court .

Et voilà qu’elle cut, puis cut et re-cut, pour, au final, me donner la tronche d’un balai brosse.

Je la tenais en respect pourtant la coiffeuse. Car oui, c’est ma méthode: le respect par l’intimidation. Le regard des Régeard affûté, et le verbe juste, limite sec. ça leur fout la pétoche aux capillo-coupeuses, et, de peur d’un coup de séchoir, écoutent et obéissent.
Seulement voilà.
Elle m’a dit au détour d’une mèche que je ressemblait à Katie Holmes. Brunette sylphide jolie et richement marié.
C’est à ce moment précis qu’elle a endormie ma vigilance.
La conne (c’est de moi dont je parle).

J’ai fait mon calcul: à raison d’un cm par mois, je réapparaîtrait en août.

Edit: Cher Père Noël, j’ajoute à ma liste un couvre-chef, genre cagoule. Merci.

septembre 2, 2010

Partir ou Rester.


Je suis prête à l’envoyer. Y ajouter un ligne, encore une. Limite on peut lire déjà une. Déjà une autre. C’est tellement facile, évident, ici où ma fonction permet un emploi. Les infirmières ne connaissent pas le chômage. C’est génial. Bah non.
Non parce que rien n’oblige ma fidélité. Pourquoi s’obliger à la dureté. Difficulté de la tâche, du milieu qui s’y confère, de la hiérarchie, de la pression au nom de la norme, de la technicité. Et ces responsabilité qu’on nous assignent et qui nous obligent à toujours plus de précisions. Comme partout. Bah ouais, quelque soit la couleur du vélo, pédales. Chaque taf son lots d’emmerdes et de merde. Bah ouais.

Bah ouais mais non. Je suis d’accord pour tout ça: un niveau d’étude, un niveau d’exigence, t’as signé, c’est pour en chier, t’es payer, et tu peux te la fermer. Ok. Mais là, quand dans mon boulot, parmis tout ça et même au centre de tout ça, il y a les gens, juste des gens, je réclame un peu d’indulgence.

Un gens, un patient, juste l’autre et son humanité de peau de chagrin qui attend de moi un peu de la mienne d’humanité pour l’aider à peut-être un jour se relever. Cet autre qui la réclame dans la douleur et la colère pour ceux à qui la fatalité à laissé encore un peu d’espoir. Infirmière en trait d’union entre la puanteur de leur cancer et ces médecins qui leur apporteront une évangélique guérison, ou entre cet hôpital, grosse machine, aux articulations énigmatiques dont les méandres sont autant de frustrations et de mauvais pronostics. Porter, supporter, laver, écouter, aider à mourrir, soulager, consoler, rassurer, sécher ces larmes, traduire ces angoisses et relativiser ces cauchemards. On aurai dit ma mère, elle a même pas mon âge, il pue celui-là, et toi, tu parles anglais? il veut faire caca, il n’a pas faim, la 108 a vomit, je suis désolé Madame, je vous écoute,1mg/ml de morphine, ne vous inquiétez pas, ce qui compte ce n’est ni l’issue ni la date mais bel et bien les conditions dans lesquels vous vous y rendrez.

Eux. Moi et eux en l’occurrence. Laisser ses sentiments aux vestiaires et sortir ses tripes sur la table. Technique, efficace, relationnel, impeccable. Ce sont vos mots pour me faire rester alors que vous vous êtes échinée à me demander de rentrer dans vos cases bureaucratiques. Au point de me faire chier, de me faire chialer alors même que celui de la 211 a réussi a entrer dans mon casier pour effleurer ma corde sensible avant de s’envoler. Il ressemblait à mon frère. Il avait 32ans. Et vous m’avez fait chier pour une pharmacie mal commandée, un tensiomètre mal rangé, et vos hormones ménauposées. Alors pourquoi rester. Une formidable envie de se casser quand d’un côté on nous fait chier et que de l’autre ça nous fait vraiment chier.

C’est pour toutes les infirmières partout pareils, non? Bah ouais.
Bah ouais, mais non. Un jour je partirais.
Mais pas demain. Pas tout de suite.
Parce que vous m’avez demandé de rester. Parce qu’on m’a dit merci aussi.
Parce que je suis infirmière.

août 25, 2010

Ce pigeon,

…..la frayeur de mes rayons. Un stress qui surgit chaque fois que je bycicle.

Brutal. Cru. Le pigeon est un CON.

Laid, le plumage dense et lustré comme ma frange les lendemains de fêtes. Aucune plume qui rappellent celles de ses cousins, douces, souples, aeriennes, dont on garni nos douillets coussins. Laid, le regard vide, sans même les soubressauts orbitaires qui confèrent même à la poule un semblant d’humanisme. Laid, le regard vide, le regard vide qui ne cherche pas ne regarde pas, qui ne pense pas. Vide.

Et ce con de pigeon qui sadiquement retarde son envol à l’extrême quand ma roue s’en approche. Envol. Pénible envol qui n’a de fait que le nom. Au mieux il s’élève lourdement de la chaussée. Mais le plus souvent, il se contente de bouger ses deux avant-cuissots de trois à quatre, pas plus, dandinement qui le décalle juste assez pour ne pas se faire écrabouiller.
C’est pas tant le fait que donner la mort à un pigeon me tracasse, mais plutôt celui d’avoir à vivre un jour la sensation de rouler littéralement sur un être-vivant. Même si ce dernier n’est qu’un con. juste un con. Pire! Imaginez que ce con de pigeon se foute dans mes rayons. Massacre à la tronçonneuse façon kébab.

Alors, mon con, si tu m’entends, je te demande de foutre le camps de mon couloir de bus. Merci.
Vélibrement votre.

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